Fin de vie
Depuis des décennies, l’ASSM concentre ses réflexions sur les questions relatives à la fin de vie et plus particulièrement sur celles concernant l’assistance et l’accompagnement au décès. En 1976, elle publiait pour la première fois des directives médico-éthiques qui, depuis, ont été régulièrement révisées et se sont imposées comme standards dans ce domaine. Jusqu’en 2004, l’ASSM considérait que l’« assistance au suicide » ne faisait pas partie de l’activité médicale. La version révisée de ses directives, intitulée « Prise en charge des patientes et patients en fin de vie », en défendant une attitude plus libérale face à l’assistance au suicide, avait déclenché des réactions parfois violentes qui témoignaient du fossé existant au sein même du corps médical. À cet égard, il convient toutefois de préciser que le champ d’application de ces directives est extrêmement limité.En 2006, l’ASSM avait également adopté des directives médico-éthiques sur le thème des « soins palliatifs » ; celles-ci constituent un complément important aux directives sur les patients en fin de vie. Parallèlement, depuis des années, l’ASSM s’engage pour que la Confédération place les organisations d’aide au suicide sous surveillance. Elle déplore que les critères de diligence soient insuffisants et qu’il n’y ait aucune surveillance, précisément dans un domaine aussi sensible où il est question de vie et de mort.
